E171 : Un additif bientôt banni

L’additif E171, TiO2, autrement appelé le dioxyde de titane, est un colorant largement utilisé dans le milieu de l’agroalimentaire et ce depuis presque 60 ans. Mais voilà qu’il fait parler de lui. Une étude menée sur des rats par l’INRA le pointe du doigt. Il pourrait favoriser l’apparition de cellules précancéreuses au niveau du côlon. Le gouvernement agit, il souhaite interdit son utilisation.

POURQUOI EST’IL UTILISÉ ? 

Utilisé uniquement pour des raisons esthétiques l’additif E171 pigmente et donne de la brillance aux produits. On le retrouve dans des confiseries, des laitages, des plats préparés, mais aussi dans des produits d’hygiène comme des dentifrices, des cosmétiques et dans l’enrobage de près de 4000 médicaments.

UN ADDITIF VERSION NANO

Ce qui inquiète c’est principalement sa taille. Le dioxyde de titane possède des particules de très petites tailles, micrométriques et nanométriques, qui rendent sa pénétration dans l’organisme aisée. Ces particules s’accumulent et traversent la paroi intestinale des rats, circulent dans le sang pour atteindre le foie et peuvent ensuite être redistribuées dans l’ensemble de l’organisme. A ceci s’ajoute le fait que les particules nanométriques ont des propriétés toxiques une fois ingérées. Par conséquent la toxicité pourrait se diffuser à l’ensemble de l’organisme.

EFFET INFLAMMATOIRE & PROMOTEUR DU CANCER

Les études faites sur des rats démontrent que l’accumulation de dioxyde de titane le long de la paroi intestinale déséquilibre la flore intestinale, perturbe le système immunitaire, l’affaiblit et provoque une prédisposition à un état inflammatoire. Au bout de sept jours de consommation équivalente à celle d’un homme, on constate un abaissement des défenses immunitaires.

Un autre effet à été soulevé, celui d’être promoteur de cancer, c’est à dire de conduire à l’augmentation de la taille des lésions précancéreuse préexistantes. Néanmoins la présence de ces lésions ne rime pas fatalement avec cancer.

L’ÉTAT VEUX AGIR

Face à ces nouveaux constats, qui n’ont pas été mis en évidence en septembre dernier, le gouvernement veut demander la suspension d’ici la fin de l’année, de l’utilisation des nanoparticules de dioxyde de titane dans le domaine de l’agro-alimentaire. Par conséquent l’Anses doit de nouveaux étudier les risques pour l’homme.

Affaire à suivre…

 

Angélique, Nutritionniste chez Maïa Baudelaire


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