Comment gérer la néophobie alimentaire ?

La néophobie touche le plus souvent les enfants de 2 jusqu’à 10ans. Si elle est normale durant quelques semaines (ou mois) des premières années de la vie d’un enfant, elle ne doit pas entraver l’équilibre alimentaire de celui-ci en étant trop prononcée ou en durant trop longtemps. En effet, la néophobie se manifeste par la peur de goûter de nouveaux aliments, le plus souvent des fruits et légumes, qui seront compensés par des grignotages de sucreries par exemple.

La néophobie peut avoir différentes causes : chez le jeune enfant, cela peut être de redouter un goût désagréable ou le plaisir de dire « non » aux parents par exemple. Plus que des caprices, la néophobie peut devenir pathologique si le refus est constant et récurrent, et qu’elle a des conséquences sur le bon développement de l’enfant en provoquant des carences. Afin de limiter cela, il sera de bon goût d’être particulièrement attentif à l’alimentation de votre enfant dès son plus jeune âge, et d’user de quelques astuces afin de faciliter son alimentation.

Aller à son rythme

Il serait contre-productif de forcer votre enfant à manger, car cela ne ferait que le braquer encore plus. Facile à dire mais plus difficile à faire, face à un néophobe, il faut être très patient, lui donner l’exemple et être compréhensif.

Être inventif

En effet, proposer le même aliment sous différentes formes mènera, à un certain moment, à l’acceptation de celui-ci. Essayez des cuissons variées : au four, au gril, à la vapeur, à l’eau, à la poêle ; des textures différentes : en purée lisse, en purée avec morceaux, en soupe, croquant ou bien cuit, nature et entier, en dés, avec ou sans peau… Misez tout sur l’apparence !

Communiquer

Expliquez à votre enfant qu’il est nécessaire d’être curieux et de goûter plusieurs fois un aliment afin de commencer à l’apprécier, et que manger varié est absolument nécessaire à une santé de fer. Vous pouvez aussi le mettre aux fourneaux  tout en lui expliquant l’origine des aliments, leur transformation éventuelle et leurs bénéfices.

Limiter le sucre

Ne proposez pas trop de produits sucrés : les enfants les adorent et les adoptent vite. Et justement, ici, le but est de faire goûter à votre enfant un aliment qui aura une saveur peut-être moins agréable au premier abord mais qui, avec le temps ou selon les manières de le cuisiner, pourra être approuvé par l’enfant. Nous pensons par exemple à l’endive au goût amer, aux aliments acides (citron) ou forts en goût (certains fromages). Les produits sucrés sont facultatifs, il n’est donc pas nécessaire d’y habituer votre enfant si tôt.

Ne pas couvrir le goût des aliments

Même si cela permet de lui faire ingérer une partie de ses apports nécessaires, cacher des fruits et légumes dans des gâteaux et autres préparations ne fait que repousser le problème sans le régler. Il en est de même pour les sauces qui couvrent le goût de l’aliment. C’est donc un biais à ne pas utiliser trop fréquemment.

Si tous ces essais s’avèrent infructueux et que la néophobie de votre enfant est maladive, sachez qu’il est possible d’en guérir accompagné d’un(e) psychologue.

Cependant, la grande majorité du temps, la néophobie s’en va comme elle est arrivée, tout naturellement. C’est un passage très fréquent qu’il faut aborder avec bienveillance. L’équipe de Maïa Baudelaire est présente pour vous aider à innover : le programme Famille  vous permet d’être suivie par une diététicienne-nutritionniste diplômée qui s’adapte à votre désir de perte de poids tout en pensant aux envies et besoins nutritionnels de votre enfant. Vos menus équilibrés et votre liste de courses sont donc réalisés par ses soins (ce qui vous permet de gagner un temps monstre, disons-le !). Vous n’avez plus qu’à suivre les recettes détaillées !


Sophie Francoulon, Nutritionniste chez Maïa Baudelaire


banniere-blog-2

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *