POURQUOI JE NE PERDS PLUS DE POIDS ? PART 2



Bonjour à toutes et à tous ! Nous voilà de retour cette semaine sur la chaîne de la méthode de Maia Baudelaire pour un tout nouveau podcast.

Et je suis certaine que vous êtes habitués désormais, et que vous savez qui est au micro non … ? Allez ! Je suis sure que vous savez !

Et bien oui, bingo, c’est Constance et sa jolie voie angélique qui revient cette semaine pour la partie numéro 2 du podcast sur la fameuse question du « pourquoi je ne maigris plus ? ».

Avouez que vous l’attendiez cette deuxième partie non ?

Cela tombe bien parce que comme d’habitude, j’ai plein de choses à vous dire ! Si vous vous rappelez bien, dans la première partie nous avions abordé le cas de Cynthia, une jeune femme qui n’avait jamais fait de régime drastique, juste rééquilibré son alimentation et qui après 2 petits kilos perdus n’arrivait plus à perdre de poids.

Bon, si vous vous en souvenez bien aussi, on avait pu trouver un bon nombre de raisons qui pouvaient expliquer ce petit palier dans la perte de poids.

Mais aujourd’hui, j’ai envie d’aller encore plus loin et j’ai envie que l’on s’intéresse à toutes ces personnes qui ont fait des régimes drastiques, qui ont le sentiment de ne plus rien manger, mais qui désespèrent pourtant de ne pas voir le chiffre baisser sur la balance. Et je sais que vous êtes nombreux dans ce cas, et que vous pensez qu’il n’y a plus d’autres solutions que de se résigner à la situation. Et pourtant, sachez qu’il y a une explication à tout cela, et qu’il y a des choses à faire pour vous aider à remonter la pente. Aujourd’hui je vous donne toutes mes astuces, en toute bienveillance.

La première chose que je voudrais vous dire avant de commencer, c’est que vous n’êtes pas seuls. Très souvent, quand je vous reçois en consultation, vous paraissez complètement désespérés face à cette situation qui vous pèse chaque jour. Vous ne participez plus aux repas de famille, vous ne sortez plus entre amis, vous refusez toute sortie au restaurant, vous ne mangez que des crudités et de la viande blanche, nappés de sauce fromage blanc 0%, et pourtant, rien ne bouge. Bref, vous vous êtes complètement isolés. Alors ensuite il y a deux cas de figure : soit vous êtes toujours dans cette phase de restriction, soit vous êtes à l’étape où ras la casquette de manger des feuilles et des cailloux, vous vous êtes mis à manger comme 18, suivi de très près par vos chers amis les kilos en trop.

Dans tous les cas, si vous êtes dans cette situation, vous avez besoin d’aide, et aujourd’hui, je vous propose de vous expliquer ce qu’il se passe dans votre corps, et quelle méthode peut vous aider à relancer la machine. Sachez néanmoins qu’un suivi nutritionnel encadré par une diététicienne-nutritionniste est fortement recommandé et retenez aussi que se sortir de là prendra du temps. N’hésitez donc pas à vous renseigner sur nos programmes, qui se déroulent sur 3 mois minimum et constituent un package complet pour vous prendre en charge dans votre entièreté.

Bref, parenthèse programme fermée, je pense que nous pouvons du coup passer au cœur du sujet. Et comme pour la première partie, je vais prendre l’exemple cette fois-ci d’Alice, 36 ans, mère de 2 enfants, pour vous illustrer mes propos.

Il faut savoir qu’Alice a toujours eu un peu tendance au surpoids, et qu’elle fait des régimes depuis ses 18 ans. Elle a tout essayé pour perdre du poids : les Dukan, les Cohen, les jeûnes intermittents, les soupes au choux, les cures de jus, les comme j’aime… Tout, tout, tout je vous dis ! Avec ses deux grossesses, ça ne s’est pas arrangé du touuuut et elle peine aujourd’hui à perdre la dizaine de kilos qu’elle pense avoir en trop. Bref, vous l’aurez compris, Alice est au bout du rouleau avec ce corps dans lequel elle ne se sent pas bien et qu’elle n’aime pas.

Et donc, comme pour la première partie, qu’est-ce que je dis à Alice moi ?

Et bien pour commencer, je lui explique l’impact de tous ces régimes restrictifs sur son corps.

Si on reprend du début, on peut revoir pour commencer cette histoire de métabolisme que j’avais déjà évoqué dans la première partie.

Donc pour rappel, le métabolisme de base est l’énergie que l’on dépense au repos, sans rien faire. Il y a des conditions bien précises de température tout ça tout ça mais je ne vais pas m’étaler, ce n’est pas le plus important. Retenez simplement que le métabolisme de base correspond à la quantité de calories que vous devez ingérer chaque jour pour simplement assurer vos fonctions vitales.

Il dépend notamment de l’âge, du sexe, du poids, de la taille, de la masse musculaire etc… bref vous l’aurez compris, chacun d’entre nous a son propre métabolisme de base.

Maintenant, voyons ce qu’il se passe lorsque vous vous lancez dans un régime drastique. Très souvent, qu’on se le dise, vous n’y allez pas avec le dos de la cuillère et vous tapez fort directement avec des plats légers, un peu trop légers… Autrement dit, vous imposez à votre corps une grosse restriction calorique d’un coup. Forcément, vous perdez du poids, c’est le top du top, trop contente. Mais vient la première stagnation. Alors du coup qu’est-ce qu’on se dit ? Et bien qu’il faut diminuer encore plus bien-sûr ! Donc on mange encore moins, voire même on saute un repas ou on prend un petit substitut protéiné histoire de remplacer le déj. La perte de poids reprend, trop génial. Mais ooh… 2 semaines plus tard qu’est-ce qui se passe ? Stagnation ! Bon et bah va falloir descendre encore plus… Et puis 1 semaine passe, 2 semaines passent… Et pourtant, ça ne bouge pas d’un yota sur cette foutue balance ! Et c’est là que vous vous demandez si les piles fonctionnent et que vous les changez 3 fois. Mais oui, ça marche, c’est « juste » la perte de poids qui est bloquée !

Bon, je vous ai un peu caricaturé la situation, mais en gros, c’est le cas de figure classique. La question maintenant c’est qu’est-ce qu’il s’est passé ?

Et bien tout simplement ce que l’on appelle l’adaptation métabolique. En gros, imaginez que le métabolisme de base d’Alice se situe aux alentours de 1500kcal. Si Alice mange moins de 1500kcal/jour, elle empêche donc son corps d’assurer ses fonctions vitales correctement. Que fait son organisme ? Et bien il n’a pas le choix, il s’adapte ! Il passe donc en mode économie d’énergie, et se force à utiliser moins d’énergie pour fonctionner. Du coup, son métabolisme de base au départ à 1500kcal diminue petit à petit. Et à chaque fois qu’elle réduit ses apports caloriques, il diminue encore !

Dites-vous simplement que l’objectif de votre corps c’est de survivre et de vous éviter de tomber comme une mouche. Mais bon, forcément, comme tout, le corps a ses limites et au bout d’un moment il vous dit STOP le carnage, je perdrais plus un gramme, et en plus de ça, dès que tu vas te lâcher sur le placard à gâteaux, je vais bien tout stocker pour faire des réserves au cas où après je suis de nouveau au régime cornichons. Et vous pouvez donc dire bonjour à la stagnation du poids, voire à la reprise de poids, alors que finalement, vous ne mangez pas beaucoup. Votre métabolisme est complètement endormi.

Bon, alors maintenant vous allez me dire : « Ok j’ai bien compris j’ai pas géré, j’ai fait n’importe quoi, mais maintenant, au secours, qu’est-ce que je fais ? ».

Et bien la seule solution, c’est de se remettre à manger ! Et de se remettre à manger en bonne quantité !

Alors je sais bien, vous n’avez pas faim, vous me le dites tous. Mais ça c’est pareil, c’est une adaptation de l’organisme et aussi de votre esprit parce que clairement, l’écoute des sensations alimentaires a fini aux oubliettes depuis longtemps avec votre Dukan machin chouette. Donc comme je le disais, il va falloir réaugmenter les apports caloriques, mais pas n’importe comment !

Déjà, il va falloir se remettre à manger au niveau de votre métabolisme de base pendant un petit moment le temps que le corps s’adapte à nouveau à fonctionner avec plus d’énergie, et puis ensuite il va falloir augmenter petit à petit de semaine en semaine, au moins jusqu’à votre apport calorique de maintien. Et comme ça, ça peut paraitre simple, mais croyez-moi ça ne l’est pas. Vous aurez peut-être l’impression de manger pour 25 au début, ça sera difficile, vous en aurez marre d’avoir l’estomac rempli, mais vous n’avez pas le choix. Il faut absolument vous réalimenter. Et j’aime bien donner l’image de la twingo des années 80 qui roule mais qui fonctionne au ralenti, versus la Porsche Panamera flambant neuve. Actuellement votre corps c’est la twingo. Il fonctionne mais trèèès lentement. L’objectif c’est que dans quelques mois, vous en soyez au stade de la Panamera qui pète le feu et qui démarre au quart de tour.

Et je parle bien de quelques mois, je préfère insister. Lorsque l’on met en place ce genre de processus, cela ne se compte pas en semaines mais en mois. Vous ne pouvez pas demander à votre corps des choses que vous vous êtes acharnés à détruire pendant des années… C’est un fait !

Et donc quand je vous disais que ça ne sera pas simple, c’est aussi parce qu’il va falloir accepter de mettre l’aspect perte de poids de côté. Alors oui, cela arrive que les premières semaines, ce regain d’énergie apporté à l’organisme permette une perte de poids de quelques kilos, mais cela peut aussi arriver que cette augmentation des calories entraîne une stagnation du poids, voire une prise de quelques kilos. Il ne faut pas paniquer, c’est un phénomène normal, que l’on essaie forcément de limiter en augmentant les apports caloriques très progressivement jusqu’à l’objectif, mais il va falloir s’armer de patience.

Lorsque l’on est dans la situation d’Alice, il n’y a plus d’autre choix car on ne peut pas descendre plus les apports caloriques. Il faut d’abord réparer son corps, lui réapprendre à fonctionner avec suffisamment d’énergie, et lui montrer qu’il peut avoir de nouveau confiance. Après, une fois que ces quelques mois sont passés, on peut alors envisager de reparler de perte de poids avec des méthodes douces et bienveillantes. Et d’ailleurs, concernant les objectifs de perte de poids, on n’oublie pas non plus qu’une grossesse ce n’est pas rien, et qu’il faut accepter de ne pas forcément retrouver son corps d’avant grossesse. Après tout, vous imaginez ce que votre corps vous a permis de faire ? Il a permis à un petit-être de se former de A à Z, de grandir, de ressentir… Moi ça m’épatera toujours, et rien que pour ça, vous avez le devoir d’être plus que bienveillante avec ce corps qui a créé la vie, et d’accepter que oui votre ventre sera peut-être un peu moins tonique, ou que votre poitrine sera un peu plus tombante. Mais et alors ? Vous avez accompli quelque chose de fou ! Alors prenez à nouveau soin de ce corps qui vous a offert le plus beau cadeau du monde.

Et je sais, ça n’est pas simple, mais la bienveillance est réellement un gros travail à faire en parallèle de cette « relance métabolique ». Si vous en êtes arrivé là après tous ces régimes, ce n’est pas de votre faute. C’est parce que l’on vous a vendu du rêve avec des méthodes miracles et des pilules minceur. Et j’ai envie de vous dire : c’est humain ! Mais malheureusement, c’est votre corps, votre seule maison pour toute la vie, qui en paie le prix.

Alors maintenant que vous avez les bonnes cartes en main, faites les choses avec plus d’écoute et plus d’attention pour vous. Une bonne perte de poids, ça passe essentiellement par l’écoute de soi, de ses sensations alimentaires, la gestion de ses émotions, l’acceptation de son corps à chaque étape et puis bien évidemment par une alimentation équilibrée et diversifiée, un microbiote en bonne santé, peu de stress, un bon sommeil, une activité physique régulière, et une approche saine et sereine à son assiette.

Profitez donc de ces quelques mois de réparation physique pour vous réparer aussi dans la tête. Pour faire la paix avec votre assiette, pour retrouver le plaisir de manger, de cuisiner, pour retourner à ce cours de zumba que vous aviez abandonné, ou tout simplement pour faire un peu plus attention à votre santé au quotidien.

Et d’ailleurs, en parlant de Zumba, n’oubliez pas que votre masse musculaire a un rôle essentiel à jouer dans votre santé métabolique. Il serait donc peut-être temps de rechausser les baskets vous ne croyez pas ? Ajoutez 2 à 3h d’activité sportive dans votre semaine, ça ne fait même pas 30 min par jour et ça vous aidera fortement à relancer la machine mais aussi à décompresser. Si vous le pouvez, privilégiez des exercices de renforcement musculaire, qui seront encore plus efficaces. Mais bon après, comme je vous l’ai toujours dit, le plus important reste de faire une activité physique qui vous plait. Et si vous êtes dans l’incapacité de faire du sport à proprement parler, n’oubliez pas non plus que votre activité physique quotidienne compte aussi : prendre les escaliers plutôt que l’escalator, faire le ménage, porter les packs d’eau plutôt que de prendre un caddie, marcher pour aller à la poste plutôt que de prendre la voiture etc etc ça compte aussi ! Donc pas d’excuses, on lève ses fesses du canapé, et on se félicite de chaque nouvelle petite chose accomplie.

Ce qu’il faut retenir, c’est que dans votre situation, et dans celle d’Alice, il faut penser santé physique et mentale, et mettre la perte de poids de côté pendant quelques temps. Nous y reviendrons si cela est nécessaire à un moment, mais laissez-vous vraiment du temps pour vous remettre de toutes ces années de guerre avec vous-même, c’est important.

Et pendant cette réconciliation, profitez-en aussi pour vous reposer. Avec ces deux petits bouts, Alice passe son temps à courir partout, et dort assez peu. Et malheureusement le manque de sommeil perturbe aussi les sensations alimentaires de faim et de satiété, perturbe la production des hormones de la prise alimentaire, et modifie le fonctionnement de certaines zones du cerveau impliquées dans les pulsions alimentaires. Bref, vous l’aurez compris, rien de fameux pour avoir un organisme en forme et qui fonctionne bien. Pensez donc à dormir dès que vous le pouvez, au lieu de constamment tirer sur la corde, jusqu’à ce que ça lâche… !

Et si vous avez besoin d’un coup de pouce, vous savez bien évidemment où nous trouver, parce que clairement, c’est pas simple tout ça !

J’espère en tout cas que ce podcast vous aura un petit peu plus éclairé sur ce qu’il se passe dans votre corps, et sur la direction à prendre pour vous en sortir.

N’hésitez pas à nous contacter via le chat ou les réseaux sociaux si vous avez la moindre question à ce sujet.

Et quant à moi, je vous dis à très vite pour de nouvelles infos nutritionnelles sur la chaîne de la Méthode de Maia Baudelaire.


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(Du lundi au vendredi de 9h à 18h)


Constance, Diététicienne-Nutritionniste, chez Maïa Baudelaire

Maïa Baudelaire

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